
Ouvrons nos Bibles ce soir dans 1 Pierre, chapitre 4 alors que nous poursuivons notre étude de 1 Pierre. Cela fait plusieurs semaines que nous n'en avons pas eu l'opportunité à cause de toutes les activités des vacances et de la tenue prochaine de la conférence sur nos missions, il faudra encore quelques semaines avant que nous puissions y revenir. Mais je veux que nous nous arrêtions dans 1 Pierre au chapitre 4 et le passage qui nous intéresse, ce sont les versets 12 à 19. 1 Pierre chapitre 4, versets 12 à 19. Voyons-voir si je peux vous présenter ce texte, vous faire ressentir pour un instant ce que Pierre a écrit et pourquoi il a dit ce qu'il a dit.
Le 19 juillet de l'année 64 avant J.C., Rome a brûlé pendant que Néron jouait du violon. C'est en quelque sorte un événement célèbre de l'histoire. Tout le monde se souvient que Rome a brûlé et que Néron jouait du violon. Mais cela a un impact significatif sur l'écriture de cette épître. Laissez-moi vous préciser un peu le contexte. Une grande ville du monde antique a été consumée ce jour-là dans un holocauste de feu incroyable. Rome était une ville aux rues très étroites. C'était une ville faîte de hauts immeubles en bois. Ils avaient construit ce qu'on appellerait aujourd'hui des immeubles d'habitation en bois, et ils étaient très proches les uns des autres. Le feu s'est propagé rapidement, et bien qu'il ait commencé ce jour-là, il a duré trois jours et trois nuits, et il a repris encore et encore, même s'ils ont tenté de le contenir. Les Romains croyaient en fait que Néron était responsable de la combustion de leur grande ville et de leurs maisons. Pourquoi ? Parce que Néron avait cette obsession étrange pour la construction, et qu'il voulait construire une nouvelle ville, ainsi, ils ont cru qu'il avait brûlé l'ancienne. Il se tenait dans la Tour de Messines, et regardait avec joie la façon dont la ville brûlait jusqu'à la terre. En fait, on dit qu'il était hypnotisé par la beauté des flammes. Les gens qui ont éteint le feu ou tenté de l'éteindre ont été gênés par ses soldats et de nouveaux feux ont été déclenchés. Les gens étaient absolument dévastés. Ils avaient tout perdu.
Le temple de Luna, l'ara maxima, le grand autel, le temple de Jupiter, le sanctuaire de Vesta, leurs maisons, tous leurs dieux domestiques, tout était parti en fumée et ils étaient sans abri. Le ressentiment était évidemment incommensurable. L'amertume était profonde et en quelque sorte meurtrière. Donc, Néron avait besoin de détourner l'attention de lui-même. Il avait besoin d'un bouc émissaire. Il a alors choisi ce bouc émissaire, en la personne des chrétiens. Publiquement, il a blâmé les chrétiens d'avoir brûlé Rome. C'était un choix ingénieux de sa part, franchement, parce que les chrétiens étaient déjà victimes de la haine et déjà victimes de la calomnie. Dans l'esprit de la plupart des gens, ils étaient liés aux Juifs qui avaient été dispersés lors de la diaspora. Et comme il y avait un antisémitisme croissant, il était aussi facile de provoquer une attitude antichrétienne. Le Repas du Seigneur, que les chrétiens tenaient, était fermé aux païens et cela développa quelque peu toutes sortes de choses imaginaires et étranges sur ce qui s'y passait. Ils entendaient parler de ces chrétiens qui mangeaient de la chair et du sang et les accusaient de cannibalisme. En fait, on a commencé à dire qu'ils mangeaient des bébés et des païens à la Cène. On disait également que le baiser d'amour du chrétien, censé être pratiqué lors de leur festin d'amour, était en fait une démonstration de cette luxure débridée et de cette orgie appelée la Cène du Seigneur qui avait lieu.
Les chrétiens étaient aussi très impopulaires parce qu'ils divisaient les familles. Quand un homme devenait chrétien et que sa femme ne le faisait pas, c'était une fracture évidente, et il en était de même dans le sens contraire. Les chrétiens avaient aussi l'habitude de parler d'une époque où le monde serait dissous dans les flammes, il était donc facile de les blâmer pour ce feu, instillant la pensée qu'ils avaient essayé de réaliser l'accomplissement de leur propre prophétie. Et les historiens nous disent que même s'il y avait à Rome des juges qui étaient assez honnêtes et prêts à acquitter les chrétiens de cette accusation sans fondement, ces juges étaient neutralisés et ignorés. Les chrétiens étaient des incendiaires, les chrétiens étaient des anarchistes, les chrétiens étaient coupables de haine contre la société civilisée. Ceci a vraiment sonné le point de départ de ce qui s'est développé plus tard comme la persécution à part entière. Si vous avancez plus dans le temps de Néron à Domitien, Trajan et les autres empereurs romains, vous trouverez que ce qui a débuté alors comme une haine initiale des chrétiens est devenu une politique fixe. Et la question de savoir si un homme était chrétien devenait la partie la plus essentielle de toute accusation portée contre lui. À la suite de ces accusations, la persécution commençait. Tacite, l'historien romain, a rapporté que Néron a roulé les chrétiens dans la poix ou l'huile et y a mis le feu alors qu'ils étaient encore vivants, qu'il les a utilisés comme flambeaux vivants pour éclairer ses fêtes de jardin. Il les servit dans des peaux d'animaux sauvages à ses chiens de chasse pour qu'ils les déchiquettent en lambeaux. Ils ont été cloués sur des croix, et cetera, et cetera.
Les chrétiens ont péri dans un délire de sauvagerie à cette époque, et même le lynchage était devenu très commun. En quelques années, les chrétiens ont été emprisonnés, tourmentés, brûlés, grillés, incinérés, flagellés, lapidés et pendus. Certains ont été lacérés avec des couteaux brûlants et d'autres jetés sur les cornes des taureaux sauvages. Le Dr. HB Workman dans son chapitre "César ou Christ" d'un très intéressant volume intitulé "Persécution de l'Église primitive" a écrit ceci: "Durant 200 ans, depuis le règne de Néron, les dirigeants de la communauté chrétienne ont été marqués comme anarchistes, athées et ont été haïs en conséquence. Durant 200 ans, devenir chrétien signifiait prendre part à la grande renonciation, s'unir à une secte méprisée et persécutée, nager à contre-courant des préjugés populaires, l’assujettissement au bannissement de l'Empire, la possibilité d’être emprisonné et condamné à mort sous ses formes les plus effrayantes à tout instant. Durant 200 ans, celui qui suivait le Christ devait être conscient de ce qu'il en coûte et être prêt à payer ce prix de sa liberté et de sa vie. Durant 200 ans, la simple profession du christianisme était elle-même un crime. Le Christianus sum (Je suis chrétien) était presque le seul plaidoyer pour lequel il n'y avait pas de pardon, c'était en soi tout ce qui était nécessaire comme aveu pour tout mettre sur le dos d'un condamné. Ce nom lui-même lors les périodes de troubles, mêmes infimes, signifiait la tourmente, la chemise flamboyante de poix, le lion, la panthère, ou dans le cas des jeunes filles, une infamie pire que la mort. " Fin de citation.
Or, ce qui est intéressant à ce sujet par rapport à 1 Pierre, c'est que du mieux que nous puissions le vérifier, cette lettre a probablement été écrite juste après que tout cela ait commencé, quelque temps après, à la fin de cette même année, 64 avant JC. Ainsi, il l'aurait alors écrit à une époque où les chrétiens subissaient les débuts des horreurs d'une persécution qui durerait 200 ans. Alors que nous lisons le verset 12, par conséquent, et je veux attirer votre attention là-dessus, nous ne serons pas choqués, de lire les paroles de Pierre : "Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver." Or, comme nous abordons ce texte, Pierre va alors attirer leur attention sur le thème récurrent de cette épître, qui est la réponse du chrétien à la souffrance. Et il leur donne quatre caractéristiques clés pour une réponse appropriée. Et si nous pouvons nous appuyer sur ces derniers, cela nous aidera beaucoup à faire face à la souffrance pour notre propre bien dans nos propres vies.
Pierre leur dit que si vous devez triompher d'une épreuve ardente quatre choses sont nécessaires. Numéro un, attendez-vous y. Numéro deux, réjouissez-vous-en. Numéro trois, évaluez-en la cause. Et numéro quatre, confiez-vous à Dieu. Attendez-vous à cela, réjouissez-vous-en, évaluez-en la cause, puis confiez-vous à Dieu. Cela résume donc en quelque sorte tout le propos de cette épître jusqu'à maintenant concernant la souffrance. On en a déjà beaucoup dit là-dessus.
Allons-y et prenons ce premier point. Nous le trouvons au verset 12 : "Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d'une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver." Le point ici est de s'attendre à la souffrance, attendez-la. Ne soyez pas surpris, ne pensez pas que ce soit quelque chose d'étrange, attendez-le. Pierre a toujours dit à travers cette épître que la persécution pour le chrétien sous diverses formes est inévitable. Elle est inévitable ! En fait, la surprise serait que cela n'arrive pas. "Ne vous étonnez pas", nous dit Jean dans 1 Jean 3:13, "frères, si le monde vous hait". Ne soyez pas surpris. Dans Jean 15 et 16, Jésus dit « ils me haïssaient ; ils te détesteront ». Paul écrit à Timothée que tous ceux qui vivent pieux dans cet âge actuel souffriront de persécution, 2 Timothée 3:12. Et ainsi, Pierre fait vraiment écho aux écrits produits par les autres dans le Nouveau Testament, à savoir que nous ne devons pas être surpris quand la souffrance vient. Les vies pieuses vécues dans un monde impie affrontent ce monde, et nous devenons une sorte de conscience indésirable qui leur est désagréable. Et, si nous nommons le nom du Christ assez fort, nous devenons offensants. La bonté seule d'un chrétien peut être une offense dans un monde méchant. Et quand vous ajoutez à cela la proclamation du nom du Christ, nous devenons particulièrement offensants. C'est comme si Pierre disait que la souffrance est le prix du discipulat.
Certes, Jésus avait cela à l'esprit quand Il a dit : "Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple. Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense. Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille ?" Et vous ne seriez certainement pas si bête que vous ne réaliseriez pas que lorsque vous devenez chrétien, vous prenez une croix, et que cette croix parle de douleur, de souffrance et même de mort. Il y a certainement un prix à payer parce que si vous nommez le nom de Christ, vous deviendrez une conscience pour un monde mauvais qui rejette une telle conscience.
Dans le premier chapitre et la première partie du chapitre 2, Pierre a évoqué notre souffrance pour notre précieux salut. Puis, dans la dernière partie du chapitre 2 jusqu'à la première partie du chapitre 4, il a évoqué la souffrance de notre situation actuelle. Et maintenant, il commence à parler de la souffrance qui durera jusqu'à notre parfait salut. Mais toute l'épître concerne la souffrance. En vue de notre précieux salut, dit-il au début de l'épître, la souffrance n'est rien. Compte tenu de notre situation actuelle, la souffrance est très importante parce que la façon dont nous réagissons dépend de l'efficacité de notre témoignage évangélique. Et en vue de la seconde venue personnelle du Christ et de notre salut ultime, elle n'est même pas digne d'être comparé, nous dit Paul, à la gloire qui sera révélée en nous. Ainsi, nous percevons déjà que l'épître de Pierre est concernée par l'unique fait de nous faire voir la souffrance dans une bonne perspective.
Il est donc inévitable qu'un chrétien fidèle souffre de persécution, et c'est ce dont il parle ici. Il parle de souffrir pour l'amour de la justice, ou de souffrir parce que vous êtes chrétien, ou de souffrir parce que vous proclamez le nom du Christ. Quand nous avons abordé 1 Pierre, je vous ai donné une petite liste, et il est peut-être temps maintenant, plusieurs mois après, de vous rappeler cette liste, une liste des souffrances endurées par les chrétiens. Ceci vient directement du Nouveau Testament. Matthieu 5:10 dit que nous allons supporter la persécution pour la justice. Matthieu 5:11 et 12 dit que nous endurerons les outrages et les calomnies. 1 Pierre 4:4 dit que nous serons calomniés. Matthieu 10, que nous subirons de fausses accusations. Matthieu 10:17, que nous serons flagellés pour Christ. Matthieu 10:14, que nous serons rejetés par les hommes. Jean 15:18 à 21, que nous subirons la haine du monde. Matthieu 10:21 à 36, que nous recevrons la haine de nos propres parents. Actes 7:58 dit que certains d'entre nous subiront le martyre. Jacques 1 dit que nous subirons la tentation. Actes 5:41, nous ferons face à la honte pour l'amour de Christ. Actes 14:22, nous subirons les tribulations et les ennuis de toutes sortes. Actes 4, Actes 5, Actes 12 nous rappellent que beaucoup de chrétiens endureront l'emprisonnement. Certains, selon Actes 14:19, pourraient subir des lapidations. 2 Corinthiens 11:24 et 25 nous rappelle que certains chrétiens ont enduré des passages à tabac. 1 Corinthiens 4:9 dit que nous serons un spectacle pour les hommes. 1 Corinthiens 4 dit que nous serons mal compris, nous serons diffamés et nous serons méprisés. 2 Corinthiens 6:8 à 10 dit que nous subirons les troubles, les afflictions, la détresse, les tumultes, la peine, les veilles, les jeûnes et les dénonciations diaboliques. C'est une petite liste ici, du genre de choses qu'un chrétien endure dans une culture qui n'est pas chrétienne. Voilà la souffrance qui afflige le croyant dans un monde déchu. Nous devrions donc nous y attendre.
Revenons à présent à notre texte. Il commence par dire : "Bien-aimés", littéralement bien-aimés, et il est très pastoral ici, mais il introduit également une nouvelle partie. La deuxième partie de l'épître a commencé au chapitre 2 verset 11 avec le mot "bien-aimés", et maintenant la troisième et dernière partie commence au chapitre 4, verset 12 avec la même expression, "bien-aimés". Cela introduit véritablement la dernière partie, mais c'est un mot pastoral, c'est un mot de tendresse, c'est un mot de compassion, c'est un mot d'affection, c'est un mot d'attention. Vous vous rappelez au chapitre 1, verset 22, que Pierre a parlé d'un amour sincère entre frères. Puis, au chapitre 4, verset 8, il a parlé du fait que nous devons garder un amour fervent les uns pour les autres parce que l'amour couvre une multitude de péchés. Eh bien, il montre ici cette compassion, cet amour fervent, cet amour intense lorsqu'il parle à ces croyants en ce terme gracieux. C'est un rappel qu'ils sont aimés par Pierre ; et plus que cela, qu'ils sont aimés de Dieu. Voilà, mes chers amis, un doux oreiller pour reposer votre âme fatiguée au milieu de la persécution. Vous êtes toujours les bien-aimés de Dieu ; vous êtes toujours le bien-aimé d'un frère chrétien.
Je suppose que ce serait une tentation au cœur de la souffrance, au cœur de la tentation et Dieu sait quoi d'autre, pour certains de ces mêmes chrétiens souffrant sous le terrible règne de terreur de Néron à qui Pierre écrivait. Ce serait très facile dans ce genre de situation de questionner l'amour de Dieu, n'est-ce pas ? Est-ce que tu m'aimes vraiment ? Ça te préoccupe vraiment ? Si oui, pourquoi cela se passe-t-il ? Je veux dire, vous seriez en quelque sorte en train d'encaisser vos jetons si vous aviez acheté l'évangile de la prospérité, n'est-ce pas ? Vous vous demanderiez si ce qu'on vous avait dit était vrai. Si quelqu'un venait à vous et vous disait que Jésus veut vous rendre en bonne santé, riche et prospère et qu'à peine avez-vous donné votre vie à Jésus-Christ, quelqu'un roulait vos enfants dans la poix et les utilisait comme torches dans sa garden-party, vous diriez, "Attends une minute, Dieu, tu ne ressembles pas à un Dieu aimant pour moi." Les circonstances pourraient donner l'impression que vous n'êtes pas aimés. Au cœur d'une persécution comme celle-là, l'ennemi vous tenterait comme la femme de Job, "maudis Dieu et meurs, n'en as-tu pas eu assez ?" Pierre nous fait donc ce joli rappel : "Bien-aimés, vous êtes toujours les bien-aimés de Dieu, vous êtes toujours les bien-aimés de l'Apôtre. Bien-aimés, ne soyez pas surpris."
Ne soyez pas étonné d'être persécuté. Ne soyez pas choqué que la vie soit difficile. Ne soyez pas surpris quand quelqu'un conteste votre témoignage. Ne soyez pas surpris quand vous ne pouvez pas obtenir la promotion que vous voulez au travail, quand vos amis employés sont hostiles envers vous, quand vous êtes moqués, quand vous n'obtenez pas ce que vous méritez. Ne soyez pas surpris quand vos voisins semblent avoir une vendetta contre vous pour une raison que vous ne pouvez pas comprendre. Ne soyez pas surpris. Ne soyez pas étonnés. Les chrétiens devraient facilement comprendre que la souffrance va avec la foi chrétienne. Elle n'y est pas étrangère, elle n'y est pas étrangère. Ça en fait partie. Le christianisme ne promet jamais l'immunité face à la souffrance. Elle promet, vous êtes prêts pour ça ? La souffrance ! La souffrance !
Quel genre de présentation de l'Évangile serait-ce si au lieu de dire que Jésus veut que vous soyez heureux, joyeux, pacifique, que vous résolviez tous vos problèmes et que vous deveniez prospères, riches, en bonne santé, etc. Que feriez-vous, si nous disions à quelqu'un, vous savez, vous avez désespérément besoin de Jésus-Christ pour vous sauver parce que vous êtes en route vers l'enfer éternel et vous avez ce choix, vous pouvez souffrir pour toujours en enfer, ou vous pouvez devenir chrétien et souffrir ici-bas seulement ? Parce que c'est l'idée. Personnellement, ce n'est pas un choix difficile pour moi. Je préfère prendre quelques coups ici plutôt que de supporter un enfer éternel. Mais les hommes semblent vouloir vivre sous l'illusion que si vous vous réclamez le Christ, et si vous proclamez le nom de Christ, et si vous servez littéralement l'église, Dieu éliminera toutes vos difficultés, toutes vos adversités, toute votre douleur, toutes vos persécutions. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai ! En effet, je pense que plus vous êtes efficaces pour Dieu, plus vous serez fidèles à la vérité divine, plus vous stimulerez l'animosité. Vous deviendrez, pour ceux qui croient, une odeur de vie, donnant la vie ; mais pour ceux qui ne croient pas, une odeur de mort, donnant la mort.
Alors, ne soyez pas surpris de la fournaise parmi vous. Maintenant, qu'est-ce que cela signifie ? Eh bien, littéralement, le terme veut dire brûlure. Le mot est utilisé pour désigner un four. Dans l'Ancien Testament, la Septante, qui est la traduction grecque de l'hébreu, ce mot est utilisé pour désigner le four. Dans le Nouveau Testament, il évoque aussi l'idée d'un four. Dans l'Ancien Testament, il était utilisé pour parler d'un four de fusion où le métal était fondu pour être purgé de corps étrangers. Alors, ce qu'il nous dit ici, c'est : ne soyez pas surpris lorsque Dieu vous place dans la fournaise pour vous faire fondre. Le Psaume 66:10 par exemple, dit : "Car tu nous as éprouvés, ô Dieu! Tu nous as fait passer au creuset comme l'argent." Dieu, Tu l'as fait. C'est ici, un symbole d'affliction, un symbole de persécution, un symbole de rejet que Dieu conçoit comme un processus purificateur et assainissant. De retour dans 1 Pierre, regardons un instant les versets 6 et 7 du chapitre 1, car voici le même concept. Le verset 6 dit : "C'est là ce qui fait votre joie", c'est-à-dire, dans le salut éternel qui doit encore venir, "quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra." Ainsi, ce qu'il dit est : endurez ici la fournaise parce que vous savez que cela prouvera l'authenticité de votre foi qui sera récompensée lorsque Jésus-Christ reviendra.
Ainsi, la fournaise ici n'est pas n'importe quel problème. Cela parle de votre persécution pour votre foi, de votre persécution pour l'amour de la justice, de votre persécution à cause de votre appartenance à Jésus-Christ. Mais Dieu permet que cela se produise. Verset 12, "qui est au milieu de vous pour", quoi ? "vous éprouver." Dieu permet que cela arrive parce que ça prouve l'authenticité de votre christianisme. Vous souvenez-vous de la parabole de notre Seigneur Jésus, la parabole du semeur ? Et vous souvenez-vous qu'une graine est tombée sur un sol pierreux ? Qu'elle s'est enfoncée dans le sol et que tout à coup une plante a jailli du sol. Mais il est dit qu'il y avait de la roche sous le sol, et que les racines ne pouvaient pas descendre pour avoir de l'eau et que lorsque le soleil est sorti, il a brûlé cette plante et qu'elle n'a donc jamais porté de fruit. Et notre Seigneur décrivait le genre de personne qui entend le message de l'Évangile, a une réponse émotionnelle, donne un semblant de réaction. Mais parce que le sol de son cœur n'a jamais vraiment été labouré, dès qu'une tribulation arrive, elle abandonne.
C'est exactement ce dont Pierre nous parle. Souffrir pour l'amour du Christ révèle ceux qui sont authentiques, n'est-ce pas ? Les imposteurs ne traîneront pas longtemps par là. C'est pourquoi, au cours des années, nous avons toujours dit que l'église persécutée est la véritable église. C'est pourquoi nous nous inquiétons de l'ouverture de la Russie et de l'Europe de l'Est. Dès le moment où ils s'ouvrent et qu'il n'y a plus aucun coût pour le christianisme, alors vous ne savez plus ce qui est vrai, n'est-ce pas ? Tout comme aux États-Unis d'Amérique. J'ai eu un pasteur russe qui m'a dit un dimanche soir il n'y a pas si longtemps. J'ai dit : "Il doit être difficile en Russie de guider l'église." Il a répondu : "Ce n'est pas le cas, cela doit être difficile en Amérique. En Russie, nous savons qui sont les vrais chrétiens." Donc, il s'agit de vous éprouver. C'est une caractéristique essentielle de Dieu qui travaille en vous pour vous éprouver, pour vous purifier, pour vous assainir.
Donc, il dit attendez-vous y, et ne traitez pas cela comme s'il se passait quelque chose d'étrange. Ce verbe "se produisait" est un verbe intéressant, il vient de sumbainō, ce qui signifie tomber par hasard. Ne pensez pas que lorsque vous êtes persécutés c'est quelque chose qui vous arrive par hasard. Non, Dieu l'a permis et l'a conçu pour vous éprouver, pour votre purification, votre assainissement, votre pureté. Premièrement, cela prouve si vous êtes sincères et ensuite il purifie les scories de votre vie. La persécution, l'affliction, la souffrance ne sont pas accidentelles et n'interfèrent pas avec le plan de Dieu. Elles ont une fonction dans le plan de Dieu, elles devraient être communes à tous les chrétiens. Elles sont communes à tous les chrétiens fidèles.
Ainsi, la première chose à faire face à la souffrance est de s'y attendre. Je vais vous dire, cela aide beaucoup. Je m'y attends. Je reçois beaucoup de ressentiment. Je reçois beaucoup de rejet, beaucoup d'hostilité envers moi. Cela n'aide pas d'être diffusé partout en Amérique tout le temps. Donc, nous avons beaucoup de réactions. Je m'attends à cela. Et m'y attendre me fait trouver, en quelque sorte, une zone de confort. Quand quelqu'un vient me dire: "Savez-vous ce qu'ils ont dit de vous ? Ils ont dit ci et ça." Non, mais je m'y attends. Et vous savez quoi ? Ça ne me choque jamais. Et si vous pouvez vous y attendre, vous pouvez modifier l'impact initial. Cela fait partie du dessein de Dieu. C'est la façon dont Il prouve l'authenticité de votre foi et c'est la façon dont Il purifie votre vie. Il retire toute la fierté, tout l'égoïsme, l'illusion que vous avez du contrôle de vous-même, l'illusion que vous pouvez contrôler votre monde et toutes ses réponses. Il vous dépouille et vous rend totalement dépendant de Lui, et c'est un bon processus.
La deuxième chose que Pierre veut nous dire est de s'en réjouir. Non seulement nous devons nous y attendre, mais quand cela arrivera, nous devons nous en réjouir. Remarquez les versets 13 et 14. "Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous." Maintenant, prenez cette petite phrase du verset 13 "Réjouissez-vous", c'est au présent, continuez à vous réjouir. C'est la bonne attitude au milieu de la persécution. C'est la bonne attitude au milieu de l'affliction, du rejet, de tout ce que le monde porte contre vous pour l'amour de la justice et pour le nom de Jésus-Christ. Tout ce qui vient contre vous devrait être une cause de réjouissance. Vous rappelez-vous les paroles de notre Seigneur ? Écoutez ceci, Matthieu 5:10 à 12 : "Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!" Si vous êtes persécuté pour la justice, c'est la preuve que vous appartenez au royaume du paradis. "Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse." C'est étrange, n'est-ce pas? "Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous." Vous êtes en bonne compagnie.
Donc, réjouissez-vous-en. Continuez à vous réjouir. Et vous vous dites : "Mais, quelle est ma motivation pour cela ?" Eh bien, il y a une motivation future et une motivation présente. Reprenez le texte. Regardez la motivation future. Continuez à vous réjouir, verset 13. Pourquoi ? Parce que "la part que vous avez aux souffrances de Christ," vous permettra d'être "aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra." Avez-vous compris ? Dans la mesure où vous partagez Sa souffrance, vous partagerez Sa gloire. Et ainsi, si vous continuez à vous réjouir maintenant, vous vous réjouirez vraiment alors.
Parlons un peu de ça. Cette phrase qui commence le verset 13, "Mais dans la mesure où vous partagez les souffrances de Christ", doit être comprise. Qu'est-ce que ça veut dire ? Eh bien, cela signifie simplement, écoutez bien, c'est très simple, que vous partagez les souffrances de Christ de cette manière : Jésus-Christ a souffert de la part des hommes parce qu'il a fait ce qui était juste. N'est-ce pas ? Il n'a pas fait ce qu'il ne fallait pas. Il était sans péché. Jésus-Christ a souffert parce qu'il a fait ce qui était juste. Jésus-Christ a souffert parce qu'il a dit la vérité. Ce n'est pas que nous participions aux souffrances rédemptrices du Christ. Ce n'est pas que nous participions aux souffrances expiatoires de Christ. Ce n'est pas ce que Pierre dit. Il dit que vous êtes un partenaire endurant le même genre de souffrance que Jésus a enduré, souffrant pour faire ce qui est juste, souffrant pour dire ce qui est juste, souffrant pour prêcher le bon message. Vous partagez ce genre de souffrance, souffrant pour l'amour de la justice.
Alors, ne soyez pas perplexes, ne vous démoralisez pas et ne vous découragez pas parce que vous avez un privilège : le privilège de partager le même genre de souffrances que Jésus a vécues. Eh bien, quel privilège ! Hors, Pierre a eu beaucoup à dire sur les souffrances de Christ. Vous vous souvenez du chapitre 1, verset 11 où il a évoqué la souffrance de Christ ? Chapitre 2, verset 21 où il a évoqué la souffrance du Christ à nouveau ? Chapitre 3, verset 18, la souffrance du Christ à nouveau ? Chapitre 4 verset 1, la souffrance du Christ dans sa chair ? C'est un thème majeur pour Pierre, et nous l'avons vu en profondeur. Ce qu'il a à l'esprit, c'est la souffrance terrestre que Christ a endurée aux mains des pécheurs persécuteurs. La souffrance terrestre que le Christ a endurée aux mains des pécheurs persécuteurs. Ainsi, lorsque vous souffrez en tant que chrétiens, vous partagez ces mêmes souffrances dont vous souffrez de la part de pécheurs hostiles, agressifs, moqueurs, méchants. Et vous devriez vous réjouir. Quel privilège !
Paul a certainement compris cela, n'est-ce pas ? Vous vous souvenez de ce qu'il dit à la fin du chapitre 6 de Galates ? Il donne là un témoignage merveilleux. Il dit au verset 17 : "Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus." Que voulez-vous dire, Paul ? Il veut dire que les cicatrices que j'ai reçues quand les gens m'ont fouetté, quand ils m'ont frappé avec des verges, toutes les cicatrices que j'ai reçues dans ma vie sont les marques de Jésus-Christ. Pourquoi ? Parce que je les ai toutes reçues à cause de Lui. Le monde ne pouvait pas l'atteindre, ils le haïssaient, ils m'ont haï à sa place, ils ne pouvaient pas le frapper, alors ils m'ont frappé. Et, dit-il, c'est mon insigne d'honneur. C'est comme s'il retirait ses vêtements et disait : "Vous voulez voir mes trophées? Je porte sur mon corps les marques qui auraient été données à Jésus s'il avait été ici, mais ils me les ont données parce que j'ai prononcé Son nom. "
Dans Philippiens, le même apôtre, au chapitre 1, verset 29 nous rappelle à tous qu'il a été accordé pour l'amour de Christ non seulement de croire en Lui mais aussi de souffrir pour Lui et d'éprouver le même conflit que celui qu'avait Paul. Quiconque est un chrétien fidèle vivant dans un monde hostile à un degré ou à un autre va subir des souffrances. Vous vous souvenez au chapitre 3, verset 10 que Paul a dit : "Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort." Il y voit une camaraderie, un lien entre lui et le Christ souffrant. Dans Colossiens 1:24, il dit : "Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église." En d'autres termes, encore une fois la même chose que celle dite dans Galates, "Je suis marqué des blessures qui étaient destinées à Christ." Et Je vous rappelle encore cette grande vérité. Paul était désireux de prendre les coups pour le Christ qui lui-même a pris les coups pour lui.
Alors, quand nous souffrons, nous partageons avec Christ. Non pas dans sa souffrance expiatoire, mais dans le même genre de souffrance, une souffrance pour l'amour de la justice, et un peu plus que cela, nous prenons littéralement les coups qui Lui sont destinés. Les pécheurs le détestent; ils ne nous détestent que parce qu'ils le haïssent. Et nous prenons les coups qu'ils lui donneraient autrement.
Vous pourriez imaginer que ce serait différent si Jésus revenait dans le monde aujourd'hui. Ils Lui feraient aujourd'hui la même chose qu'ils Lui ont faite la première fois. Si vous avez besoin de preuves, regardez comment le monde traite les chrétiens.
Puis, il nous dit, revenons à notre verset, car nous voulons comprendre chaque grande vérité ici autant que possible. Il dit donc : "Réjouissez-vous, au contraire, [...] afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra." Or, la révélation de sa gloire est ce que Luc 17:30 appelle le jour où le Fils de l'homme est révélé. Il s'agit de Sa seconde venue. À propos, un petit point théologique, Jésus est maintenant glorifié, ne manquez pas cela. Il est maintenant glorifié, mais Sa gloire n'est pas encore révélée sur terre. Compris ? Il est glorifié. Dans Jean 17, quand il dit : "Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de Toi-même de la gloire que j'avais auprès de Toi avant que le monde fût." Cette gloire Lui a été donnée quand il est monté et est retourné à la droite du Père. Il est glorifié mais Sa gloire n'est pas encore révélée. Elle n'est pas encore dévoilée pour que l'homme la voie. Mais à la révélation de Sa gloire, quand Il viendra dans Sa grande gloire, Matthieu 24, versets 29 et 30, Matthieu 25, je pense que c'est le verset 31, parlent tous deux du retour du Christ dans Sa grande gloire. Eh bien, en ce jour où Il reviendra dans la révélation de Sa gloire, il dira : "Réjouissez-vous donc avec exaltation." Vous me direz : "Qu'est-ce que cela signifie ?" Eh bien, c'est un mot plus fort que le premier employé. Quand il est dit "continuez à vous réjouir", cela vient du mot chairō, c'est le mot habituel pour joie. Mais quand il dit "réjouis-toi avec exaltation", ce que cela implique c'est de s'exalter et de se réjouir d'une joie ravie, de se réjouir véritablement. Ce serait différent si nous disions : "Continuez d'être heureux." Et si vous continuez à être heureux, un jour vous serez extatiques. C'est l'idée.
Et que dit-il ? Si vous êtes fidèle dans la souffrance et dans la persécution à cause de la justice dans cette vie, portant en quelque sorte les marques de Christ, alors le jour où il apparaîtra, vous vous réjouirez vraiment, vous vous réjouirez vraiment d'une joie enthousiaste, d'une explosion joyeuse qui surpasse toutes les autres joies. Le point de Pierre est assez clair. Si vous souffrez pour Lui ici, en vous réjouissant du privilège de cette communion dans Ses souffrances, et souvenez-vous que le degré auquel vous souffrez ici sera le degré auquel vous recevrez la gloire durant Sa révélation, vous saurez alors que vous pouvez vous réjouir maintenant parce que vous vous réjouirez bien plus alors. Votre récompense éternelle vous apportera la joie éternelle.
Si nous avions assez de temps nous pourrions pousser l'étude plus loin, mais permettez-moi juste de vous donner une idée. Votre récompense éternelle reflétera directement votre souffrance. Votre récompense éternelle reflétera directement votre souffrance ! Votre souffrance reflétera, dans une certaine mesure, votre fidélité. Je veux dire, si vous êtes un chrétien secret, vous ne souffrirez pas beaucoup. Si vous êtes un chrétien audacieux, énergique, fidèle et du genre critique, vous allez souffrir, mais votre gloire éternelle reflétera la récompense de Dieu pour cela.
Écoutez les paroles de Jésus dans Luc 6:22. "Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme!" Écoutez ceci. « Réjouissez-vous-en ce jour-là ", écoutez cela "et tressaillez d'allégresse", "sautez" dit le Grec. Soyez si heureux que vous sautez d'allégresse. Je suis persécuté, je suis persécuté !" parce que votre récompense sera grande dans le ciel."
Rappelez-vous quand Jacques et Jean, avec leur mère, sont venus à Jésus et ont dit: "Accorde-nous, Lui dirent-ils, d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, quand tu seras dans ta gloire." Jésus a répondu : "cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui cela est réservé." Il a dit aussi ceci : "Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire ?" Qu'a-t-Il voulu dire par là ? Il voulait dire que la gloire est liée à quoi ? La souffrance ! C'était la coupe de la souffrance. En effet, ce qu'il dit c'est : "Si vous espérez être glorifiés dans le royaume à venir, il vaut mieux être prêt à supporter la souffrance ici et maintenant." La gloire éternelle sera proportionnelle à la souffrance temporelle. Et ainsi, nous nous réjouissons de souffrir en nous identifiant au Seigneur Jésus-Christ, à cause de la réalité future, nous souffrons aux mains des pécheurs pour l'amour de la justice, nous obtenons en un sens, une récompense éternelle qui nous apporte une joie éternelle. C'est ce qui a amené Paul à dire dans Romains 8:17 que nous souffrons avec Lui afin que nous puissions être glorifiés avec Lui, et que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d'être comparées à la gloire qui doit nous être révélée.
Si vous avez la tête bien vissée, vous allez vivre votre vie chrétienne de cette façon, vous allez vivre une vie chrétienne énergique, vous allez vivre une vie chrétienne audacieuse et aimante, vous allez vivre une vie chrétienne de confrontations, vous allez être une conscience pour le monde, vous allez proclamer courageusement le nom de Jésus-Christ parce que vous savez que s'ils vous persécutent, que s'ils vous aliènent, que s'ils vous ostracisent, que s'ils vous rejettent et qu'ils vous méprisent, vous êtes simplement persécutés pour l'amour de la justice, ce qui est arrivé à Jésus, et ainsi vous vous identifiez à Lui. De plus, vous gagnez pour vous-même une charge éternelle de gloire. Et ainsi, vous pouvez sauter de joie au cœur de la souffrance parce que vous pouvez anticiper cette joie éternelle qui viendra à vous par la grâce de Dieu.
Quelle promesse extraordinaire ! Alors, réjouissez-vous ! Réjouissez-vous à cause de la réalité future de la gloire éternelle. Mais il y a aussi une raison présente pour se réjouir. Regardez au verset 14. Voilà une raison pour se réjouir au présent. "Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes bénis." OK, attendez une minute, que veut-il dire par si vous êtes outragés pour le nom de Christ ? Eh bien, être outragé signifie essentiellement être insulté. C'est un mot utilisé dans la Septante à nouveau pour parler de reproches ou d'insultes qui ont été accumulées contre Dieu, et entassées contre le peuple de Dieu par les méchants de ce monde. Et il est aussi utilisé dans le Nouveau Testament pour parler des indignités et des mauvais traitements contre Christ, des choses qu'Il a endurées aux mains des pécheurs. Donc, si vous êtes maltraités, si vous êtes insultés, si vous êtes outragés, si des indignités vous sont faites, si vous êtes traités injustement, méchamment, sans amour, inéquitable, eh bien, réjouissez-vous. Réjouissez-vous, si c'est pour le nom de Christ. Gardez cela à l'esprit, voulez-vous? Permettez-moi de le répéter. Si c'est pour le nom de Christ !
Maintenant, que veut dire "pour le nom de Christ ?" Eh bien, cela signifie simplement être un représentant de tout ce qu'Il est. Son nom résume tout ce qu'Il est. Mais il y a quelque chose de plus ici. Le nom de Christ se réfère au fait que les chrétiens (le mot est « Christians » en anglais) proclament toujours Son nom, d'accord ? Cela implique une proclamation publique du nom du Christ comme cause d'hostilité. Ce n'était pas seulement qu'ils portaient le nom de Christ dans leurs cœurs et leurs esprits ; c'est qu'ils proclamaient le nom de Christ. Vous pourriez presque ajouter à ce verset ces mots : "Si vous êtes injuriés pour la proclamation du nom de Christ." C'est l'idée ! Le nom, le terme "nom" même, est devenu synonyme de christianisme. Les païens disaient : "Eh bien, ils parlent toujours de ce nom, du nom. Ils prêchent toujours le nom." Et si vous étiez en train de prêcher le nom, et que vous vous étiez identifié au nom et que vous l'aviez exprimé, alors vous seriez injurié, réprimandé et insulté. Dans Actes 5:41, il est dit que les chrétiens se sont retirés de la présence du conseil, le Sanhédrin, se réjouissant d'avoir été jugés dignes d'être outragés pour Son nom. Ils souffraient de honte pour ce nom. Vous n'aviez même pas à dire de quel nom il s'agissait ; tout le monde savait de quel nom il s'agissait. C'était presque comme s'ils ne voulaient pas le dire. Alors, Pierre, vous vous souvenez, leur dit : "Il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés." Voilà pourquoi nous prêchons le nom.
Lorsque l'apôtre Paul était sur la route de Damas et confronté à Dieu, le Seigneur lui a dit : "cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations." Il prendra mon nom et le proclamera aux païens, et je lui montrerai combien il doit souffrir pour Mon nom. Dans Actes 15, verset 26, il est dit : "ces hommes qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ." Ils ont risqué leur vie pour ce nom.
Ainsi, dit Pierre, "Ecoutez, si vous êtes insultés parce que vous annoncez le nom de Christ, vous êtes bénis. Vous êtes bénis." Que veut-il dire par nous sommes bénis ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce un sentiment ? Non, non, ce n'est pas un banal sentiment. Vous pourriez le traduire de cette façon : vous en bénéficiez, vous en bénéficiez ! Pourquoi ? Eh bien, tout d'abord, nous l'avons déjà appris, parce que vous gagnez un poids éternel de gloire, et vous avez le privilège de vous identifier à la souffrance de Christ ; mais il donne une autre raison. Regardez au verset 14, j'aime ceci : "parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous." Il ne dit pas que vous êtes dans une période bénie. Il dit simplement, "Oh, c'est une telle bénédiction." Non, ce n'est pas une bénédiction imprécise. Voici la bénédiction : vous êtes bénis parce que l'Esprit de gloire et de Dieu repose sur vous. La bénédiction n'est pas un bonheur subjectif. C'est une présence objective. Est-ce que vous avez perçu ça ? Ce n'est pas un bonheur subjectif ; c'est la présence objective et la puissance du Saint-Esprit. Vous êtes bénis au milieu de la souffrance pour l'amour de la justice, parce que l'Esprit de Dieu vient sur vous. Eh bien, quelle déclaration !
L'Esprit de Dieu, en premier lieu, est appelé Esprit de gloire. Qu'est-ce que ça veut dire ? Eh bien, je peux le dire autrement : l'Esprit qui possède la gloire, l'Esprit qui est glorieux, l'Esprit qui a la gloire comme attribut essentiel... Pensez-vous qu'ils savaient ce que cela voulait dire ? Bien sûr ! Ils savaient ce que cela signifiait. Ils savaient tout de la gloire Shekinah de Dieu. Et ils savaient que le seul être qui possédait la gloire était Dieu. Dans l'Ancien Testament, la gloire de Dieu était représentée par la lumière Shekinah. La gloire Shekinah qui apparut dans le jardin, la gloire Shekinah était cette lueur lumineuse qui signifiait la présence de Dieu, cette lueur que Moïse vit sur la montagne, cette lueur qui vint habiter dans le tabernacle, et se déplaça dans le ciel pour mener les enfants d'Israël, cette lueur qui est apparue dans le temple. La Shekinah était la présence de Dieu. Et quand Pierre dit que quand vous souffrez, vous avez l'Esprit de gloire, cela signifie que vous avez la présence de Dieu. Et il dit : "L'Esprit de gloire, de Dieu même, repose sur vous." Vous devenez comme Moïse, dont le visage brillait de la gloire de Dieu. Vous devenez comme le tabernacle qui était tant rempli de la gloire de Dieu que personne ne pouvait même y entrer. Vous devenez comme le temple quand la gloire de Dieu, la présence de Dieu, occupait encore le Saint des Saints.
C'est une grande déclaration. Ce qu'il dit c'est que lorsque vous souffrez, la présence de Dieu repose en vous. Et la présence de Dieu vient sous la forme de Son Esprit, l'Esprit qui est gloire dans Son attribut essentiel, l'Esprit même de Dieu. Eh bien, quelle énorme, énorme vérité ! L'Esprit de gloire, oui, l'Esprit de Dieu. Comme la Shekinah a reposé dans le tabernacle et le temple il y a longtemps, ainsi la gloire Shekinah de Dieu, le Saint-Esprit dans sa splendeur glorieuse et sa puissance repose sur les chrétiens souffrants.
Maintenant, que signifie le mot "repos"? De quoi parle-t-on? Eh bien, simplement vous renouveler en prenant le relais pour vous. Repos, dans le sens de vous renouveler en prenant le pouvoir, en devenant le pouvoir dominant au cœur de votre souffrance. La meilleure illustration de ceci serait peut-être de vous tourner vers le chapitre 6 des Actes pour un moment et de lire le témoignage d'un merveilleux serviteur de Dieu du nom d'Etienne. Le verset 8 du chapitre 6 dit qu'il était plein de grâce et de puissance. Il faisait de grands miracles et des prodiges parmi les gens. De toute évidence, il avait le pouvoir de l'Esprit de Dieu. Et quand il a été persécuté à la fin du chapitre 6, ils l'ont accusé de blasphème, verset 12, ils l'ont traîné, ils ont faussement témoigné contre lui. Et le verset 15 dit : "Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin ayant fixé les regards sur Étienne, son visage leur parut comme celui d'un ange." Je crois que l'Esprit de gloire, oui, l'Esprit de Dieu reposait sur lui.
Quel est le visage d'un ange ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Je ne pense pas que cela signifie « éclairé une ampoule », je pense que cela signifie paisible, serein, tranquille, d'une joie douce, absolument pas affecté par toute l'hostilité ambiante. Et puis, au chapitre 7 verset 54, après qu'il leur ait parlé, ils étaient si furieux qu'ils ont littéralement commencé à grincer des dents contre lui, verset 56, mais il était rempli du l'Esprit Saint, alors il a regardé intensément au ciel et a vu la gloire de Dieu et il a vu Jésus debout à la droite de Dieu. Il était littéralement détaché. Il contemplait la gloire de Dieu. Il voyait Jésus-Christ. Son visage n'était occupé que par cette scène transcendante. Et ils grinçaient des dents de colère et de fureur. Et il est dit : " Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu." Vous savez ce qui est arrivé ? L'Esprit de gloire et la grâce sont venus sur lui, l'Esprit de Dieu est venu sur lui et a littéralement pris le dessus, a pris le contrôle de son esprit, a pris le contrôle de sa vie afin qu'il regarde au-delà de l'hostilité, à la gloire de Dieu. Et ils se sont précipités sur lui en criant et en se couvrant les oreilles pour ne pas entendre ce qu'il disait. Ils l'ont chassé de la ville, ont commencé à le lapider. Et les témoins ont déposé leurs habits aux pieds d'un jeune homme nommé Saul. Ils ont continué à lapider Etienne alors qu'il appelait le Seigneur en disant : "Seigneur Jésus, reçois mon esprit !"
Ma conviction c'est qu'il était absolument inconscient de ce qui se passait autour de lui. Il a vu le ciel ouvert. Il a vu le Seigneur Jésus, et il demandait au Seigneur de le recevoir, inconscient du martèlement des rochers qui écrasaient sa vie terrestre. Et à la fin, il a crié fortement, disant, " Seigneur, ne leur impute pas ce péché!" et il s'est endormi.
Au cœur des persécutions et des souffrances les plus sévères, Dieu accorde une dispensation spéciale de la présence de Son Saint-Esprit, et Il repose sur le croyant, ce qui signifie qu'il prend le relais. Et l'esprit transcende alors.
Si vous lisez le "Livre des martyrs" de Foxe, vous vous poserez la question cent fois : "Comment ces chrétiens martyrisés pour leur foi, peuvent-ils si totalement transcender la souffrance physique ? Comment peuvent-ils faire ça ? Comment peuvent-ils chanter des hymnes ? Comment peuvent-ils louer Dieu ? Comment peuvent-ils pardonner à leurs bourreaux ? Un, parce qu'ils voient la richesse qu'est le fait de partager les souffrances du Christ. Deux, parce qu'ils savent que le caractère de leur souffrance se traduira par un poids éternel de gloire. Et trois, parce que l'Esprit de gloire, oui l'Esprit de Dieu s'est posé sur eux pour les élever au-delà de la dimension physique. Pierre nous dit donc : premier point, Souffrir, attendez-vous-y ! Deuxième point, réjouissez-vous-en ! Et pour les points trois et quatre, revenez dans trois semaines. Inclinons-nous dans la prière.
C'est tellement rafraîchissant, Seigneur, de partager ta Parole ce soir, de chanter les chants simples mais profonds de notre foi, si rafraîchissant d'être avec ceux que nous aimons alors que le monde se précipite à toute vitesse. Rafraîchissant d'accueillir de nouveaux frères et sœurs dans la famille comme ils viennent afin de passer par les eaux du baptême pour témoigner de ta grâce merveilleuse. Nous sommes renouvelés, ô Dieu, et nous savons que nous avons la promesse que peu importe ce que ce monde nous apportera, si nous souffrons pour la justice, nous pouvons nous réjouir parce que nous avons le privilège de subir la souffrance pour toi. Le même genre que celle que Tu as enduré, souffrant pour la justice, parce que nous acquérons un poids éternel de gloire et parce que nous expérimentons la présence de l'Esprit de Dieu, qui repose sur nous pour nous élever, pour transcender ce que le monde apporte. Et nous Te remercions pour cela au nom béni de Jésus. Amen.
FIN

Este artículo también está disponible y se vende como un folleto.
Esta serie de sermones incluye los siguientes mensajes:
Por favor, contacte a la casa Editorial para obtener copias de este recurso.
Información de la Editorial